Un beau jour d'été, lorsque les ombrelles de coriandre étaient en fleurs et hochant leurs délicates tiges frêles au gré du vent léger, je montrai à mon fils le beau plant d'épice. Je lui inculquait déjà l'art de sentir et de goûter. Je lui demandai de se pencher sur le brin de coriandre que je venais de prélever devant lui. "çà sent la soupe "pheu" de nouilles de riz, m'an !" s'écria alors mon petit soleil de 5 ans qui venait admirer mes "maxima gigentella" une variété de fraises géantes qui donnaient à profusion.
Mon soleil avait raison de dire que la coriandre qu'il sentait était l'odeur de la soupe "pheu" de nouilles de riz, parce qu'elle est toujours parfumée avec cette herbe indispensable de nos soupes et mets.
Ce souvenir de mon fils qui ne connaissait pas le nom de l'herbe à pheu, est pour vous satisfaire, Victor-Emmanuel, un témoignage de votre interrogation sur l'odeur qui ramène un souvenir et qui vous transporte à un instant de votre vie - agréable dans la mesure du possible bien entendu. Car, les mauvais souvenirs, on ferait mieux de les effacer de notre mémoire olfactive !
Lorsque je lirai plus tard dans un livre décrivant cette herbe d'orient, qu'elle sentait la punaise - j'ai été presque vexée ! les goûts et les odeurs ! c'est une affaire de NEZ et de CULTURE ! sur ce, bonne nuit et faites de beaux rêves pleins d'odeur de pain frais et de croissants pour le petit déj de demain matin ! je reviendrai, si vous voulez, un autre jour vous conter mes anecdotes odorantes !
